SUD OUEST : Vendredi 25 Septembre 2009
CHARENTE LIBRE : Mardi 18 Mai 2010
CHARENTE LIBRE : Lundi 20 Septembre 2010
CHARENTE LIBRE : Jeudi 23 Septembre 2010
FRANCE 3 : Dimanche 26 Septembre 2010
CHARENTE LIBRE : Lundi 27 Septembre 2010
CHARENTE LIBRE : Lundi 27 Septembre 2010
CHARENTE LIBRE : Samedi 22 Janvier 2011
Vendredi 25 Septembre 2009
Olivier Fleuraud, le maire de la petite commune de 210 habitants, dit apporter son soutien à la nouvelle association coprésidée par Bernard Lambert et Patricia Rivolet. (archives isabelle louvier). Chaque année, à la fin du mois de septembre, la Fête de l’écologie de Nanclars n’intéressait pas que les seuls défenseurs du héron pourpré, de la soldanelle velue et de l’écrevisse à pattes blanches. C’était une foire militante et joyeuse, fréquentée par plus de 5 000 visiteurs. On s’y amusait et s’y cultivait beaucoup, à condition – bien sûr – de jeter au tri sélectif ses a priori sur les babas et les bobos. Pas moins de 117 exposants en provenance de 32 départements français, huit expositions, six débats et forums, deux fanfares et même du cinéma : l’an passé, la densité de la septième édition expliquait un succès populaire jamais démenti.
En février dernier, le clash. Avec un maigre budget de 40 000 euros (dont seulement 6 000 ? de subventions publiques), ces écologistes que l’on pensait doux rêveurs affichaient un taux d’autofinancement de 85 % ! Qui dit mieux ? Dans d’autres milieux, plus à droite sur l’échiquier politique, des yeux étincelaient…
Puis, l’hiver dernier – boum patatras ! – le bel édifice s’est effondré. Au sein de la Sauce verte, l’association organisatrice, rien n’allait plus. Le 20 février, l’assemblée générale tournait au vinaigre. Les adhérents se déchirèrent. Certains reprochaient au président Laurent Fréboeuf des « méthodes autocratiques ». D’autres criaient au putch. L’association explosa. Et les marmitons de la Sauce verte décidèrent de ne pas organiser de fête en 2009.
Olivier SARAZIN
o.sarazin@sudouest.com
Mardi 18 Mai 2010
LA FÊTE DE L’ÉCOLOGIE RENAÎT DE SES CENDRES À NANCLARS
Les 25 et 26 septembre, Nanclars va retrouver sa fête de l’écologie après une édition annulée.
L’association L’Écho-logik la fait renaître.
Elle avait disparu du paysage, emportée par une drôle de guéguerre entre membres de l’association organisatrice. La fête de l’écologie de Nanclars, réussite populaire assez unique autour de problématiques d’avenir – le développement durable, l’écologie – n’avait pas survécu à l’implosion de la Sauce verte. En février 2009, une douzaine d’adhérents, dont sept membres du comité d’administration, avaient claqué la porte, reprochant ses méthodes «autocratiques» au président Laurent Fréboeuf. Après sept éditions, le cru 2009 n’avait pas vu le jour. La fête de 2010 aura bien lieu, sous un autre nom, les 25 et 26 septembre à Nanclars, organisé par L’Écho-logik, une association créée l’été dernier. Il y a aujourd’hui 35 adhérents dont plusieurs anciens de la Sauce verte. Ils ne se cachent pas derrière un baobab. «Suite aux dissensions multiples entre le président de la Sauce verte et ses membres, la grande majorité des bénévoles de l’équipe organisatrice se trouve aujourd’hui rassemblée au sein d’une association nouvelle.»
«De la sensibilisationà l’acte»
Ces militants de la cause verte disent vouloir créer une «manifestation complètement repensée». «Le nouveau projet prend en compte les critiques émises et notamment la tendance à devenir une foire trop commerciale. On va proposer des espaces thématiques, des ateliers pratiques ou des rencontres avec des acteurs de l’écologie.» Ces acteurs, ce sont notamment Charente Nature, Calitom (service public des déchets) ou le pays ruffécois. «On veut faciliter le passage de la sensibilisation à l’acte», souligne Sylvie Groslevain, militante écologique engagée. Dans l’équipe d’Écho-logik, il y a également Bernard Lambert, ancien pilier de la manifestation. Il partage la coprésidence avec Patricia Rivolet, maire-adjointe à Nanclars. L’association, qui a multiplié les contacts notamment auprès des institutionnels, s’est même déplacée sur les Floralies de Verteuil dernièrement. «On a pu mesurer la notoriété très forte de la fête de Nanclars et la volonté des gens que ça reprenne.»
Frédéric BERG
f.berg@charentelibre.fr
Lundi 20 Septembre 2010
PLANÈTE «ECHO.LOGIK»
Nanclars renoue ce week-end avec la fête de l’écologie. Une fête mais aussi une éducation à l’environnement.
Avec conférences, spectacles, expos et ateliers.
L’Echo.Logik repose uniquement sur le bénévolat de son équipe. Des anciens de la fête de l’écologie et des nouveaux.
Exit la fête de l’écologie. Place à L’Echo.logik. Même lieu: Nanclars. Même thématique: l’environnement décliné sous toutes ses formes dans un souci «d’ouverture et d’accessibilité». Après un an de sommeil dû à des dissensions internes, la manifestation sonne le réveil ce week-end. Plus dense. Plus participative et moins onéreuse: 4 euros le ticket d’entrée au lieu de 5 euros; 6 euros pour les deux jours. Quelque 200 intervenants, dont plus de 80 exposants, vont se retrouver pendant deux jours dans la petite commune du Nord-Charente. Où 5.000 visiteurs sont attendus. «Le village s’organise en espaces thématiques repérables à leur couleur. Chacun pourra vivre la fête à son rythme, en fonction de ses intérêts», prévient Sylvie Groslevain, chargée de la communication. Le programme ressemble à une auberge espagnole où chacun peut picorer à son gré.
L’Echo.logik, en toute logique, est partout. On la retrouve, studieuse, dans les conférences animées par des pointures comme Paul Ariès, l’un des chefs de file de la décroissance; Jean-Pierre Berlan, ingénieur agronome anti-OGM ou encore l’altermondialiste poitevin Aurélien Bernier. La découverte des jeunes créateurs
Pratique, elle est aussi présente dans les ateliers (enduits, plantes sauvages, jardinage, fabrication de papier…). «On propose une matinée dédiée à l’habitat pour que les personnes qui veulent construire puissent faire des choix éclairés», poursuit Sylvie Groslevain. Dimanche matin se succéderont des responsables du Conseil d’architecture et d’urbanisme (CAUE), Jean-Christian Lhomme, spécialiste de l’isolation ou encore André de Bouter, concepteur de bâtiments en bottes de paille.
De quoi aiguiser les envies. Parallèlement, se dérouleront des expos, des déambulations, des spectacles et des rencontres avec de jeunes créateurs. Nanclars ressemblera à une vaste planète écologique. Une planète sans frontières. «On a essayé de regrouper les activités par pôles afin que ça ne ressemble pas à une foire», explique Bernard Lambert, public relation.
«On a voulu montrer le travail des jeunes créateurs (mobilier, design, bijoux, sculptures…), valoriser la créativité des gens de la région qui utilisent des matériaux écologiques», renchérit Nathalie Vincent, l’une des responsables du secteur. On découvre ainsi l’ébéniste constructeur chasseneuillais Martin Lecomte, la stylise angoumoisine Aure-Li ou encore les installations de Sarah Babaud et Mathieu Roy, les artistes de Nieuil.
Moyennant un budget de 50.000 euros, subventionné à hauteur de 6.000 euros, les organisateurs ont concocté un menu à rallonges. Il y en aura pour tous les goûts. Les producteurs bio ne sont pas oubliés. Un repas est même servi le dimanche midi pour 14 euros. Les bénévoles promettent un festin pour ce festival du renouveau.
Sylviane CARIN
s.carin@charentelibre.fr
Jeudi 23 Septembre 2010
ANNIE SAGNE LAISSE PARLER LES P’TITS PAPIERS
Annie Sagne met les petits papiers dans les grands ce week-end lors de la fête de l’écologie à Nanclars.. Nanclars où elle ouvre son «Petit conservatoire de la Pradelle».
Laissez parler les p’tits papiers. A l’occasion, papier chiffon (…)». Régine n’est jamais passée par la Fête de l’écologie de Nanclars mais Annie Sagne connaît la chanson. Son Petit conservatoire de la pradelle présente, ce week-end, une gamme unique de papiers, des papiers qu’elle cuisine à partir de ses propres plantes. Une alchimie secrète qu’elle livre au fil d’une balade dans son parc. «Les graminées sont les plus intéressantes. Elles contiennent beaucoup d’amidon qui fait le liant entre les fibres» explique cette jeune retraitée de l’enseignement. Prête pour «une deuxième et même une troisième vie».
«J’ai de quoi occuper mon temps avec ma boutique à trésors» s’enflamme-t-elle en montrant des papiers qui se gondolent,
«des papiers qui désobéissent».
Tous, des plus simples aux plus complexes, des simples feuilles aux tableaux composées, résultent d’une longue maturation. Rien ne se perd chez ce cordon bleu végétarien. Avec sa cendre de bois, elle réalise une décoction dans laquelle elle plonge ses déchets. Dix minutes pour le gazon, 45 minutes pour des épluchures d’oignons et de prêles: le temps de cuisson varie suivant les végétaux. Les marmites contiennent les différents bouillons qui seront ensuite filtrés. Des potions magiques.
«Je conserve tout: les pelures d’ail, d’oignons, d’aubergines, les feuilles d’artichauts, le poireau et même les mauvaises herbes, vive les mauvaises herbes ! Selon la saison, l’état de maturité et la concentration en potasse, on obtient des textures différentes» poursuit l’artiste aussi attachée au support qu’au décor. Elle stocke ses pâtes de graminées dans le congélateur. Peigne la prêle avec la délicatesse du compositeur. Réalise un abécédaire avec une peau de banane. Imagine des calligraphies avec du chiendent. Faire de belles choses à partir de rien.
Annie Sagne met les petits papiers dans les grands depuis six ans, depuis qu’elle fréquente l’école des Acacias à Angoulême. Ses profs lui ont donné le goût de l’aventure. Un goût qu’elle transmet à son tour à ses élèves, lors d’animations scolaires et d’ateliers à Nanclars. Militante associative de la première heure, elle aime partager sa passion avec toutes les générations. Ce Week-end, comme tous les week-ends écologiques de Nanclars, elle ouvre largement la demeure familiale pour accueillir les enfants.
«Je souhaite que mes exercices donnent envie aux autres. Que l’on fasse des belles choses à partir de rien».
Toute une philosophie.
Toujours «en train de transformer ce que l’on jette» pour obtenir des papiers et des colorants, Annie Sagne est une retraitée heureuse, une artiste qui ne se prend pas au sérieux. Ses premières oeuvres – des échantillons, des marque-pages – se commercialisent à 1,50 euro, ses tableaux n’excèdent pas quelques dizaines d’euros.
A Nanclars, elle joint le geste à la parole de l’écologie. Papier buvard, papier mâché.
Annie Sagne expose ses papiers dans son «Petit conservatoire de la Pradelle» dans le cadre de l’Echo.Logik, ce week-end à Nanclars. De samedi 14h à dimanche 18h. Entrée: 4 euros la journée, 6 euros le week-end.
Sylviane CARIN
s.carin@charentelibre.fr

Dimanche 26 Septembre 2010
Lundi 27 Septembre 2010
NANCLARS L’ÉCOLOGIQUE
L’Echo- logik a attiré la foule. Le festival «vert» de Nanclars, bien aidé par le soleil, a rassemblé les adeptes d’un autre mode de vie, d’une croissance différente.
Le pari n’était pas évident. Relancer un festival stoppé en plein ciel par des divergences profondes entre certains de ses membres ne coulait pas de source. Une nouvelle équipe, fédérée autour de Bernard Lambert et Patricia Rivolet, a repris à bras le corps la «fête de l’écologie» de Nanclars, rebaptisée «L’Echo-logik». Et malgré une interruption d’un an, le public
- pour l’essentiel picto-charentais – a plutôt répondu présent. Pas à la hauteur toutefois des attentes des organisateurs, qui avaient tablé sur 5.000 entrées. «On n’a pas encore tous les chiffres, notait hier soir Bernard Lambert, mais ce qu’on peut dire c’est qu’au niveau des entrées, samedi a été en dessous de la précédente édition, du fait de la météo pas très clémente et de la concurrence d’autres manifestations, alors que dimanche a été égal, avec le retour du soleil qui a bien aidé».
Une place plus large a été consacrée aux ateliers et débats.
Si les organisateurs ont volontairement freiné cette année sur le nombre de stands d’exposants accueillis – autour de 90 au lieu des 114 de 2008 – en revanche, une place plus large a été consacrée aux ateliers, aux débats, aux forums, aux rencontres, aux conférences. Pour autant, L’Écho.logik n’a pas été «prise de tête». Un peu comme dans une auberge espagnole, chacun a pu glaner ce qu’il était venu chercher, ou découvrir de l’inattendu. Picorer ça et là sur la maison économe, l’isolation écologique, le capitalisme vert, les pesticides en Pays ruffécois, débattre de la décroissance avec Paul Ariès, qui a fait un véritable tabac lors de ses deux conférences (voir en pages Région), des énergies solaires sur la thématique «pour qui? comment? combien ça coûte?», croiser et débattre avec Jean-Pierre Berlan, agronome et économiste résolument anti-OGM. Au hasard des rues et des placettes, sous le soleil plutôt agréable de la journée d’hier, le visiteur a pu parler énergie, alimentation saine, biodiversité végétale et animale, commerce équitable, bien-être et santé, habitat, économie sociale et solidaire, altermondialisme. Voir ce que pouvait être une maison de paille, en apprendre plus sur le tri et la réduction des déchets, la fabrication d’un enduit chaux-chanvre, le jardinage au naturel… Et se divertir grâce aux nombreux spectacles programmés samedi et dimanche: musique, contes, improvisations, déambulations… Fort du succès de cette édition 2010, l’équipe de L’Écho.logik va remettre le couvert l’an prochain. «Il y aura une édition 2011, c’est sûr, confirme Bernard Lambert, on va débriefer tranquillement cette semaine avec l’équipe, mais on a déjà des idées pour l’an prochain».
Patrick SERVANT
p.servant@charentelibre.fr
Lundi 27 Septembre 2010
PAUL ARIÈS: LA DÉCROISSANCE AU PROGRAMME
Le «pape de la décroissance» était l’invité vedette du festival L’Écho.logik de Nanclars. Il a dessiné les contours d’un avenir plutôt orienté sur le «mieux» que sur le «plus».
Le renaissant festival écolo de Nanclars, rebaptisé L’Éco.logik par l’équipe nouvelle qui le pilote (lire en page Angoumois), a invité ce week-end Paul Ariés. Le «pape de la décroissance», qui milite pour un monde qui s’orienterait vers le «mieux» plutôt que vers le «toujours plus» actuel, a tenu un discours offensif qui ne déparerait pas dans une campagne électorale. Genre présidentielle de 2012… Rencontre avec un passionné. Sectes, malbouffe, mondialisation, décroissance… Vos combats sont multiples. Vous ne vous essoufflez donc jamais?
Paul Ariès. Ma femme me dit souvent que j’ai un mode de vie contraire à mes valeurs. J’assume. Car on ne peut pas tenir un discours et ne pas agir. Nous sommes réellement dans l’urgence. Ce qui est plutôt plaisant, c’est de voir que les idées marginales que nous mettions en avant il y a dix ans, sur la nécessité de la décroissance, le ralentissement, le partage, sont reprises aujourd’hui dans tous les débats. C’est une semivictoire. Je dis semi-victoire car, pour l’instant, il n’y a pas de traduction politique derrière tout ça. Même quand on parle de développement durable ou de croissance verte.
Vous vous dites «objecteur de croissance». Qu’entendez-vous par décroissance?
La décroissance ce n’est pas le retour en arrière. C’est plutôt le pas de côté. Notre mode de société actuel, fondé sur le «toujours plus» n’est plus viable. Il faut se donner des limites. Ce sera la grande question du XXIe siècle. Le «plus = mieux» a été relativement vrai jusque dans les années 70. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. On va dans le mur, que ce soit sur le plan environnemental ou social. C’est la fuite en avant permanente. La décroissance, c’est la relocalisation contre la mondialisation, le ralentissement contre le culte de la vitesse, la coopération plutôt que la concurrence, la vie simple plutôt que l’accumulation et l’abondance, la gratuité plutôt que le tout payant. Globalement, c’est moins de biens, plus de liens.
Comment peut se concrétiser ce «pas de côté»?
Par un revenu garanti à tous, par exemple, fondé sur une monnaie nationale, une monnaie régionale garante de la relocalisation des activités économiques et des circuits courts, la gratuité des services publics, l’eau, l’électricité. En face du revenu garanti, il faut aussi mettre en place un revenu maximal autorisé, ce que Roosevelt avait déjà imaginé et mis en place durant la Seconde Guerre mondiale.
Ce débat, ces idées, écologistes et clairement situées à gauche, comment comptez-vous les porter devant les Français?
Un appel a été clairement lancé pour que, durant la présidentielle de 2012, nos idées soient sur le devant de la scène. Pour l’instant, elles animent les débats. Demain, il faudra une traduction politique. Nous allons mener campagne, tenir des meetings, monter des collectifs, questionner les candidats. Nous serons clairement des «empêcheurs de croître et de se développer en rond». Ce sera l’émergence d’un nouveau parti politique.
Serez-vous vous-même candidat à cette présidentielle?
Patrick SERVANT
p.servant@charentelibre.fr
Samedi 22 Janvier 2011
Nanclars, à nouveau écolo en septembre
Exposants, visiteurs, finances: le bilan est bon pour le festival écho-Logik. La nouvelle édition se déroulera dans son fief de Nanclars les 24 et 25 septembre.
Bernard Lambert et Patricia Rivolet ont le sourire. Leurs copains de l’association écho-Logik aussi. Pour la bonne raison que le festival du même nom, édition 2010, a été globalement une réussite. Le pari n’était pas gagné d’avance. Si Nanclars s’est fait une place au soleil des problématiques environnementales depuis une petite dizaine d’années, le clash de 2008 au sein de l’association organisatrice (La Sauce verte), puis l’année blanche de 2009, pouvaient laisser des traces.
Finalement, il n’en a rien été et si les organisateurs, réunis samedi à Nanclars à l’heure du bilan, auraient aimé avoir un peu plus de visiteurs au mois de septembre dernier, ils constatent quand même que l’exercice budgétaire finit en positif. «1.100 euros de boni sur un budget qui s’équilibre autour de 26.000-27.000 euros», compte Bernard Lambert. On a fait un peu moins de 4.000 entrées, dont 2.400 payantes, équilibrées entre le samedi et le dimanche. On aurait espéré un peu plus mais pour une reprise et une nouvelle association, c’est pas mal.»
91 exposants, 80 bénévoles, 10 conférences qui ont regroupé de 30 à 250 personnes, 15 expositions, 13 ateliers, 8 spectacles…, les chiffres prouvent une animation soutenue pendant ces deux journées. «Et 80% des déchets produits pendant ces deux jours – pas moins de 2 tonnes – ont été recyclés et valorisés», se félicitent les organisateurs, pas peu fiers d’avoir réussi à mettre en oeuvre ce pourquoi ils se battent et militent au quotidien.
Apprendre à faire le bon tri
Face à ce bilan, la décision n’a pas été longue à prendre: il y aura une nouvelle édition du festival écho-Logik en 2011. Ce sera les 24 et 25 septembre. Et toujours à Nanclars. De quoi satisfaire Olivier Fleuraud, le maire de la commune, qui sans être «vert» jusqu’aux bouts des ongles, sait combien cette manifestation rapporte à la commune en terme d’image.
Thème de l’édition 2011? «Sachons faire le tri». Le tri de nos déchets, bien sûr, mais aussi le tri entre ce qui est réellement écolo, ce qui relève effectivement de la sphère environnementale, et ce qui n’a que la couleur «verte», sorte de vernis superficiel pour faire croire que… «Et à cette occasion, ponctue Bernard Lambert, on lance un concours d’affiches auquel tout le monde peut participer, nous envoyer des esquisses. On va faire un cahier des charges qu’on rendra public en février.»
Echo-Logik, mairie de Nanclars, 06.38.76.41.95.
Patrick SERVANT
p.servant@charentelibre.fr





Le programme complet des festivités